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La perle du
Sud

Dès l’arrivée, on est
pris par le contraste des couleurs : la
ville, ses murailles roses en pisé, ses murs
couverts de bougainvillées d’où surgissent
des bouquets de palmiers et de verdure,
décor grandiose sur fond de cimes enneigées
du Haut Atlas, sous un ciel lumineux d’un
bleu intense qui annonce la vraie nature de
Marrakech : une oasis luxuriante,
perpétuellement ensoleillée, d’où s’exhalent
les effluves fleuries de jasmin ou de fleur
d’oranger de la fraîcheur de ses jardins.
A l’intérieur des remparts en pisé, à
l’ombre zébrée de soleil dans les ruelles
grouillantes de sa médina règne une activité
intense, ponctuée d’appels, d’éclats de
voix, de couleurs vives, de senteurs de bois
de cèdre et d’épices. Les sons, les couleurs
et les odeurs se répondent pour composer une
étonnante symphonie.
Marrakech, ville mythique, capitale
culturelle, inspiratrice d’artistes, de
modes et d’événements ; Marrakech des
galeries d’art, des festivals, des expos,
Marrakech «people» avec ses célébrités, ses
palais luxueux et ses nuits branchées.
Marrakech, capitale touristique depuis plus
d’un siècle, offre un savant équilibre entre
les trésors du passé et l’énergie permanente
des cultures vivantes.
Oui, Marrakech est inoubliable. On y revient
et chaque retour réserve de nouvelles
découvertes. Certains n’en sont même jamais
repartis.
Une ville
millénaire chargée d’histoire
Millénaire,
la ville a vu se succéder 5 dynasties qui
ont fortement influencé son destin. Ce sont
les Almoravides qui fondent Marrakech en
1062. Leur plus bel héritage est d’avoir
apporté l’eau à la ville grâce à un système
ingénieux de puits, de captage de sources et
de réseaux de canalisations. On leur doit la
palmeraie, les jardins, les vergers et tout
ce qui a permis le développement et le
rayonnement de Marrakech. La ville est alors
la capitale du Maroc.
Au XIIe siècle, les Almohades prennent le
relais. Ils contribuent à améliorer les
systèmes d’irrigation, agrandissent les
remparts, créent le premier hôpital de la
ville qui accueillit le savant Averroès…
Ils
nous laisseront, entre autres monuments,
l’admirable Koutoubia. Après cette grande
époque, les Mérinides conquièrent le sud du
Maroc et s’emparent de Marrakech (1269) qui
perd alors son rôle de capitale, au profit
de Fès.
Avec l’avènement en 1554 des Saadiens venus
du Souss, la ville retrouve son statut de
capitale du Maroc. Une nouvelle ère
commence, qui culmine sous le règne d’Ahmed
El-Mansour, dit El Dehbi, «le Doré», à cause
de ses fabuleuses richesses venues de l’or
du Soudan. Il fait élever le gigantesque et
luxueux palais El Badi, une réplique de
l’Alhambra, embellit la ville, la dote de
mosquées, de fontaines, de médersas
(université musulmane), et prépare une
magnifique nécropole où seront inhumés les
principaux personnages de sa dynastie : les
tombeaux saadiens.
les Tombeaux Saâdiens sont une magnifique
nécropole royale où sont inhumés les
principaux monarques de la dynastie
Au
XIXe siècle sous la dynastie Alaouite,
Moulay Slimane reconstruit la mosquée Ben
Youssef et crée les jardins de la Ménara.
Moulay Hassan et son fils Moulay Abdelaziz
édifient de magnifiques palais : Dar Si Saîd,
le Palais Bahia. Après la construction de la
ville nouvelle, le Guéliz, en 1913, puis de
la Mamounia en 1923, Marrakech fascine
artistes, écrivains et membres de la haute
aristocratie mondiale... En 1931, le peintre
Jacques Majorelle y crée son célèbre jardin.
Dès 1935, Winston Churchill y séjourne
régulièrement pour peindre et parle dans ses
mémoires de «sa bienaimée
Marrakech». De nombreuses célébrités tombées
sous le charme de Marrakech ont contribué au
rayonnement international de la ville.
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