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Ce qu’il faut
absolument voir à Marrakech
La
plupart des endroits «incontournables» se
trouvent dans l’enceinte de la ville
ancienne. La Koutoubia, la place Jemaa el
Fna et la Ménara sont les lieux symboliques
de Marrakech.
Erigée par les Almohades en 40 ans (à partir
de 1150) avec des formes simples, un décor
sophistiqué et l’équilibre de ses
proportions, la Koutoubia est considérée
comme l’un des plus beaux monuments du
Maghreb. Elle a servi de modèle à 2 soeurs,
la Giralda de Séville et la Tour Hassan de
Rabat. Son minaret de 77 m se voit à 25 km.
Illuminée le soir, elle est le «phare» de
Marrakech.
La place Jemaa el Fna est le coeur battant
de la ville. Classée au patrimoine Oral et
Immatériel de l’Humanité par l’UNESCO, elle
doit sa célébrité à son espace, sa
fréquentation et son ambiance. Piétonne,
elle est un lieu de rencontres et de
spectacles, avec échoppes et gargotes
proposant à boire et à manger. C’est surtout
le soir que la fête commence à Jemaa el Fna,
point de ralliement avec les cafés-terrasses
qui l’entourent.
On peut y contempler conteurs, diseuses de
bonne aventure, acrobates et les célèbres
Gnaouas qui vibrent et bondissent au rythme
de leurs «krakachs» (castagnettes
métalliques).
Pour trouver calme et
paix, les jardins de la Ménara sont un lieu
magique. Les Almohades y ont érigé un
harmonieux pavillon au XIXème siècle, qui se
reflète sur fond de Haut-Atlas dans un grand
bassin d’eau entouré d’un vaste jardin
planté d’oliviers.
Le soir, il prend de magnifiques teintes
dorées. Le bassin, réservoir pour
l’irrigation de l’oliveraie, est alimenté
par un système hydraulique qui, depuis 700
ans, capte l’eau des montagnes et l’achemine
sur 30 km.
La Ménara inspire le calme, la paix, la
méditation
La médersa Ben
Youssef, édifice saâdien, véritable joyau de
marbre, stuc, mosaïque et bois de cèdre est
une grande université coranique qui attira
des étudiants de tout le monde musulman. En
face, la Koubba Almoravide (ou Koubba
Ba’Adiyn) est le seul vestige des
Almoravides (1064) et de leur architecture.
Tout proche, le palais M’Nebhi, superbement
restauré, accueille aujourd’hui le Musée de
Marrakech et ses expositions autour de l’art
contemporain et du patrimoine culturel
marocain.
Près de Bab Agnaou, les Tombeaux Saâdiens
sont une nécropole royale (du XIVe au XVIe
siècle) avec colonnes de marbre d’Italie et
coupole en bois de cèdre ouvragé.
La médersa Ben Youssef

Pas très loin, les ruines grandioses du
Palais El Badi, autrefois considéré comme la
merveille du monde musulman,font méditer sur
ces splendeurs passées. Seuls les hauts murs
subsistent et accueillent désormais les
cigognes.
Près du Palais Bahia et de ses jardins, le
musée de Dar Si Said renferme la
quintessence de l’art populaire de Marrakech
et du pays berbère environnant. Dans le même
périmètre, la visite de Dar Tiskiwin, qui
abrite la collection Bert Flint, vient
compléter judicieusement celle du musée de
Dar Si Said.
Le musée Dar Si-Said
Premières
promenades en ville et aux environs
A Marrakech, deux
villes se côtoient : la ville ancienne dans
ses remparts, et la ville nouvelle avec les
quartiers du Guéliz, de l’Hivernage et de
l’avenue Mohammed VI. Très étendue, la ville
se prête aux balades à pied, en bicyclette
ou encore en calèche selon la tradition à
Marrakech.Ville aérée, Marrakech compte de
nombreux jardins et espaces verts, aussi
bien dans la ville nouvelle que dans
l’enceinte des remparts. Le jardin
Majorelle, le parc Arsat Moulay Abdessalam,
les jardins du Palais Bahia, les vergers de
la Ménara et de l’Agdal sont, chacun dans
leur style, autant d’endroits de quiétude,
de détente et de ravissement.
Le theâtre de Marrakech
Le palais des
congrès dispose de 17 salles de réunion avec
différentes possibilités d’aménagement
et différentes capacités
Marrakech, une oasis au pied des montagnes
enneigées de l’Atlas
La palmeraie
environnante, avec ses 14 000 ha et plus de
cent mille arbres, est l’occasion d’une
agréable promenade en calèche. Elle est
irriguée grâce aux «khettaras», ingénieux
système de canalisations souterraines
alimentées par les nappes phréatiques.
Les remparts de la ville ancienne, bâtis en
pisé et longs de 19 km, comprennent une
vingtaine de portes «Bab». En faire le tour
en calèche prend 2h minimum, à condition de
ne pas trop s’arrêter.
C’est en fin d’après-midi que la lumière est
la plus belle. Les portes sont des repères
précieux pour entrer ou sortir de la médina.
Certaines, comme Bab el Debbagh et Bab
Agnaou, ont conservé leur architecture
d’origine.
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